Macron ou « L’indifférence de l’ homme d’État sans conscience » 2017-2019

6 décembre 2021 – note mise en avant le 22 janvier 2022

 

 L’indifférence de l’homme d’État, telle qu’elle fut définie par Chateaubriand dans ses Mémoires d’Outre-Tombe (1)  entre en résonance avec la conception du pouvoir de l’actuel président de la République :

«L’indifférence, j’en conviens, est une qualité des hommes d’État, mais  des hommes d’État sans conscience. Il faut savoir regarder d’un œil sec tout événement, avaler des couleuvres comme de la malvoisie ◊, mettre au néant, à l’égard des autres, morale, justice, souffrance, pourvu qu’au milieu des révolutions on sache trouver sa fortune particulière.»
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  ♠ La passation de pouvoir de l’année 2017, de F. Hollande à  E. Macron, se fit avec huit attentats , suivis de quatre autres attentats en 2018, tous revendiqués par l’État islamique.

Dès son arrivée à l’Élysée, en juin 2017, M. Macron fit savoir qu’il n’assisterait pas à toutes les commémorations :  « Il ne veut pas s’enfermer dans la commémoration permanente » osaient dire les proches de l’ex-secrétaire général adjoint de M Hollande, devenu son ministre de l’Économie et des Finances, du 26 août 2014 au 30 août 2016.

Pendant son temps de ministre, M. Macron s’était donné le droit de préparer sa « promotion élyséenne » dès le début 2016,  en constituant sa première task force  Bercy-Mckinsey,  avec une trentaine de technocrates des grandes écoles et/ou strauss-kahniens et la collaboration d’une dizaine de salariés (mais par qui ?) du cabinet Mckinsey.
Le mercredi 6 avril 2016, à Amiens, le ministre Macron pouvait proclamer la création de « son mouvement, pas à droite, pas à gauche (sic) : En Marche ! Je ne sais pas si ça va réussir (sic). »

Et nous le retrouvâmes  un an après, président de la  République !

 M. le président Macron, si  bien mis en marche avec sa  feuille de route mondialiste, avait préparé, pour son  premier Conseil des ministres, le 14 juin 2017,  un décret relatif à « la transformation  de la coordination  nationale du renseignement », en lui ajoutant la lutte contre le terrorisme » avec la création en son sein, d’un « centre national de contre-terrorisme », qu’il appellera aussi  sa « task force » – sa « force opérationnelle » et dont il est le chef, comme il est le « chef des armées ».   
Cette nouvelle organisation devait renforcer  la coordination des services, avec le coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, Laurent  Nuñez [depuis juillet 2020], qui recevrait pour les transmettre, les seules instructions  de  « la Macron task force », aux ministres responsables de ces services.

En réalité, tous les renseignements, sur tous les terroristes islamistes, ont toujours été parfaitement communiqués à leurs directions, par tous les services concernés ; mais les directions  ne devaient obéir qu’aux instructions des  ministres, à condition que  le chef Macron de la task force, donne un sens aux mots   » morale, souffrance, justice » pour leur en donner l’ordre.
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Dès le premier conseil des ministres du 14 juin 2017, l’indifférence de M. Macron, face aux drames des atteintes quotidiennes à la paix civile et à la vie des citoyens, fut gravée dans la suppression, du secrétariat d’État pour l’aide aux victimes, rattaché au Premier ministre, dans le gouvernement précédent.

⇒ Il
savait déjà que  sa posture laxiste, laisserait le communautarisme islamiste s’imposer partout, dans les mosquées, dans les écoles et les collèges des « territoires conquis de l’islamisme » (2), dans toutes les familles, avec la chaîne tv Al- Jazeera (Qatar), tribune des groupes terroristes, contre la laïcité, de l’école primaire à l’université, et que les attentats djihadistes allaient se multiplier.

«En même temps [pensait-il]», il lui suffirait de donner  des ordres tels, à ses serviteurs- ministres et  ses serviteurs- procureurs,  à ses médias du pouvoir, qu’ils  traduisent comme lui le terme « l’hydre islamiste » du 8 octobre 2019,  par le terme « incivilités » en août 2020, alors que depuis janvier 2020, se succédaient des crimes odieux de « l’hydre islamiste » avec le 16 octobre 2020, la décapitation du professeur Samuel Paty, à Conflans-Sainte-Honorine, et le 29 octobre 2020, le massacre au couteau  de trois personnes dans la Basilique de Nice.

 Macron de la task force ne voulait assurer que la banalisation des crimes, et faire diversion, en masquant la gravité de la menace islamique.

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Nous vîmes, dès le début de sa mandature, les 7 janvier 2018 et 7 janvier 2019, l’indifférent Macron, heureux d’accueillir  à l’Élysée, Ahmet Ogras,  président du Conseil français du culte musulman  (CFCM).  Ahmet Ogras, Turco- Français, qui avait applaudi, au nom de l’islam radical, à tous les massacres perpétrés en France depuis 2012 et clamé sa haine contre notre République  laïque.
Ce furent les deux premiers scandales d’État de l’indifférent Macron : privilégier les assassins islamistes plutôt que rendre hommage à leurs victimes innocentes

   Macron l’indifférent tenait à nous montrer combien notre laïcité républicaine défendue par Charlie Hebdo était absente de son esprit.

Pour lui , rendre hommage aux victimes de Charlie Hebdo, à la policière, aux victimes de l’hyper Cacher de janvier  2015  eut été une perte de temps inutile ; tout comme aurait été sa participation la même année, à la commémoration des attentats du  13 novembre 2015,  acquittant ainsi la  dizaine de terroristes, et la vingtaine de complices qui firent en sept attaques, 131 morts et 453 blessés dont 99 très gravement, à Paris et à Saint-Denis. (3)

Macron l’indifférent ignorait l’important  travail de recherche du  Pr Thierry Baubet, spécialiste des traumatismes collectifs à l’hôpital Avicenne de Bobigny,  et coordinateur d’une étude évaluant l’impact des attentats de janvier et de novembre 2015 sur la population.  Selon le Pr Thierry Baubet « entre 4 000 et 6 000 personnes ont été touchées par les attentats de 2015.  (… ) et il « rappelait, à l’heure des commémorations [sans Macron], l’importance de la résistance populaire et des hommages rendus aux victimes »

En ce début de XXIème siècle, nous pouvions déjà en conclure, que  Macron l’indifférent, avait décidé, face à la monstruosité  de tous les attentats perpétrés en France,   par les djihadistes de l’État islamique, de ne jamais s’affliger de la douleur des autres. C’était l’évidence pour lui.
Qu’importaient toutes ces personnes assassinées par des fanatiques égorgeurs islamistes, dans son quinquennat de petit banquier millionnaire, aux ordres  de la finance mondiale ?

  Rien ne serait fait  :
pour expulser
les milliers de [futurs assassins] radicalisés – fichés S(Sécurité de l’État), par son  gouvernement et  par  sa justice.
pour en finir avec les attaques intolérables, toutes les nuits, des policiers, des gendarmes et des pompiers, et mettre fin à la dévastation et aux incendies des quartiers et des voitures, au massacre des innocents, partout en France.
pour récupérer le milliard d’euros par an, des odieux trafiquants  de drogues,  qui font des drogué(e)s des malades mentaux, et qui sont d’ignobles pourvoyeurs d’armes  de guerre, d’explosifs etc. pour les terroristes.
pour saisir ces
millions d’armes de guerre dans les sous-sols.
  pour reconsidérer la place éminente de l’école républicaine et laïque et
pour endiguer la montée en puissance de la haine et de la barbarie  islamique chez les  garçons.

Et l’année 2019 eut son lot d’infamies, dont l’indifférent gouvernement sans conscience ne retint que trois attentats revendiqués par l’État islamique :  
   le 5 mars 2019, l’attentat de la prison de Condé-sur-Sarthe, le détenu radicalisé, criminel purgeant une peine de 30 ans, a poignardé deux surveillants.
   le 24 mai 2019, l’attentat de la rue Victor Hugo à Lyon [avec explosif tel que celui utilisé le 13 novembre2015 à Paris] 14 blessés.

Suivirent 
deux autres terribles scandales d’État : les incendies de N.D. de Paris, le 15 avril 2019 et de l’usine Lubrizol  à Rouen , le 25 septembre 2019.


Macron, chef de la task force de lutte contre le terrorisme, reprit avec son procureur R. Heitz, la formule de J. Chirac pour l’incendie de l’usine AZF, le 21 septembre 2001. Le président Chirac avait dit : »On ne parlera pas d’attentat »,  ce que le procureur de Toulouse, M. Bréard, avait repris sous la forme :  » C’est un accident à 99,9% ».

Pour Notre-Dame de Paris, le 15 avril 2019
, le président Macron et le procureur de Paris, R. Heitz, arrêtèrent l’enquête préliminaire de la Direction régionale judiciaire deux mois après ; et l’incendie monstrueux fut considéré à 99,9% comme un banal accident : l’explosion d’un mégot mal éteint.

 Pour la destruction et les ravages de la pollution de l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, le 26 septembre 2019, l’indifférent Macron , se contenta  d’envoyer son premier Ministre, et ne vint à Rouen que le 30 octobre 2019, afin d’échapper au désagrément de la pollution, laquelle, après la région rouennaise avait  gagné tout le nord de la France.
Pour le centre national de contre-terrorisme (CNCT) de l’Élysée, le Super coordonnateur Macron déclara  qu’il jurait « avec force » que c’était à 99,9% un accident.

   Macron l’indifférent sans conscience se mettait ainsi à 99,9% en rupture totale avec la justice, la morale et la souffrance du pays.

Et puis après ces deux catastrophes nationales,  il y eut encore  le 3 octobre 2019, à la Préfecture de Police de Paris, un jour horrible de tuerie au couteau, au nom d’allah, de quatre personnes et d’une cinquième grièvement blessée, par Mickaël Harponagent administratif – avec l’habilitation Secret Défense
 de la Direction  du renseignement de la Préfecture de police (DRPP).
Les enquêteurs avaient confirmé la radicalisation islamiste de Mickaël Harpon en février 2019, mais la  DRPP  n’avait pas diligenté une véritable enquête sur le futur assassin. 
 Macron « chef de la task force » du renseignement et de la lutte contre le terrorisme n’aura, ni accompli sa mission, ni renforcé la coordination des services, ni favorisé le partage d’informations, ni permis d’extraire Mickaël Harpon de la Direction du renseignement, afin de le juger, puisqu’il  l’a laissé dans ses services, accomplir l’irréparable.

Il s’agissait encore d’un vrai scandale d’État, à la Direction du renseignement.
Et le 8 octobre 2019, à la préfecture de police de Paris, où avait eu lieu le carnage, Macron le chef de la task force  fit son discours « historique »
(4).

Il avoua qu’ il était aussi ignorant qu’ impuissant, qu’il n’avait aucune instruction à transmettre aux ministres des services spécialisés dans la lutte contre le terrorisme de « l’hydre islamiste ».

Ce fut un vain discours de lâche où Macron « l’indifférent homme d’État sans conscience, mettant au néant, à l’égard des autres, morale, justice, souffrance »   n’était qu’un homme d’État « cherchant  sa fortune particulière », et l’hydre islamiste, ce n’était pas son affaire :
  
« Mais je veux aussi vous le dire avec force,  aujourd’hui les institutions seules   ne suffiront pas. L’administration seule et tous les services de l’Etat ne sauraient  venir à  bout de l’hydre islamiste. Non, c’est la Nation toute entière qui doit s’unir, se mobiliser, agir. Nous ne l’emporterons que si notre pays qui est venu à bout de tant et tant d’épreuves dans l’histoire se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France. » 

Nous savions déjà que ce n’est pas la République en marche de M. Macron qui se lèverait pour lutter contre cet islamisme souterrain qui corrompt les enfants de France.

Son décret du 14 juin 2017 n’était qu’un leurre, une imposture  générant des scandales d’État. Macron avec sa dérisoire « force opérationnelle »  continue à nous  faire vivre les années les plus sombres de ce début du XXI ème siècle.

Alors, comme Mirabeau disait, dans les Mémoires d’Outre-Tombe :
    – aurons-nous ce souverain mépris pour Macron l’indifférent homme d’État, se proclamant supérieur mais sans conscience ?  

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1 Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, le Grand Robert t.V, p.139.

L’  En cette fin de mandature de M. Macron, il me semblait que le terme « indifférence » le définissait bien. Et cette citation extraite du savant dictionnaire, m’est apparue comme une évidence le concernant. 
Cependant, dans l’édition GF Flammarion des Mémoires d’Outre-Tombe 1997, livre V, au chapitre 12,  consacré à Mirabeau, pp. 261-262,  Chateaubriand raconte :
« Paris, novembre 1821
Deux fois j’ai rencontré Mirabeau à un banquet, une fois chez la nièce de Voltaire, la Marquise de Villette, une autre fois au palais-Royal, avec des députés de l’opposition que Chapelier m’avait fait connaître (…)
Le grand convive s’étendit sur la politique étrangère, et ne dit rien de la politique intérieure ; c’était pourtant ce qui l’occupait ;
 mais il laissa échapper quelques mots d’un souverain mépris contre ces hommes se proclamant supérieurs, en raison de l’indifférence qu’ils affectent pour les malheurs et les crimes.»

L’ Ces deux passages se complètent – le premier serait-il une reformulation du second ?
◊ malvoisie :   Vin grec célèbre, doux et liquoreux  Le Grand Robert  Tome IV  p.1109.

 2 Les territoires conquis de l’islamisme,  sous la direction de Bernard Rougier,
PUF 2021 janvier. Ouvrage publié avec le soutien de la région Île -de-France.

3  La commémoration des attentats du 13 novembre 2018 sans Macron ni Hollande 

Discours de Macron chef de la task force du 8 octobre 2019, à la Préfecture de Police de Paris  


 Cf. par L’ingénue  20.07.2017 : Le discours du général P. de Villiers à méditer par le « chef » Macron   

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Suivons le conseil de Marie Curie

24.10.2021    Cf. sur ARTE :          Marie  Curie, au-delà du mythe         

 

« Je crois que les aptitudes exigées par une véritable vocation scientifique sont une chose infiniment précieuse et délicate, un trésor rare qu’il est criminel et absurde de laisser perdre, et sur lequel il faut veiller avec sollicitude, afin de lui donner toute chance d’éclosion. »

Marie Curie                  

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Veillons « avec sollicitude »  dans nos écoles,
nos collèges, nos lycées et nos universités,
sur le   « trésor rare  » qu’est l’épanouissement
de l’intelligence et des savoirs de notre jeunesse.
Veillons  sur cette  « chance d’éclosion » d’une société humaniste.

                       Et pour cela, réveillons-nous !  Il en est encore temps.

L’ingénue  19. 01. 2022

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Paul Valéry et le « langage du bonheur »

31 décembre 2021


1871-2021  
Cent-cinquantenaire de la naissance de Paul Valéry

Né à Sète en 1871, Paul Valéry, de père corse et de mère italienne, est un poète d’exception, un poète unique.

À 18 ans, en 1889, découvrant la poésie symboliste, il écrit une centaine de poèmes qui parurent dans des Revues, entre 1890 et 1893.
C’est en 1942, soit trois ans avant la mort de Paul Valéry, que Librairie Gallimard, éditeur. publie l’ouvrage Poésies qui regroupe (entre autres) : 

             Album des vers anciens – La Jeune Parque – Charmes.

Paul Valéry choisit la prose de L’Amateur de Poèmes  pour  terminer l’Album des vers anciens.
 Mais comme pour tous ses poèmes, il nous invite  à nous faire
  «
l’instrument de la chose écrite, de manière que notre voix,
notre intelligence et tous les ressorts de notre sensibilité se soient             composés pour donner vie et présence puissante à l’acte de création        de l’auteur
».

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                                                   L’ Amateur  de  Poèmes

 

  Si je regarde tout à coup ma véritable pensée, je ne me console pas de subir cette parole intérieure sans personne et sans origine ; ces figures éphémères ; et cette infinité d’entreprises interrompues par leur propre facilité, qui se transforment l’une dans l’autre, sans que rien ne change avec elles. Incohérente sans le paraître, nulle instantanément comme elle est spontanée, la pensée, par sa nature, manque de style.

  MAIS je n’ai pas tous les jours la puissance de proposer à mon attention quelques êtres nécessaires, ni de feindre les obstacles spirituels qui formeraient une apparence de commencement, de plénitude et de fin, au lieu de mon insupportable fuite.

  UN poème est une durée, pendant laquelle, lecteur, je respire une loi qui fut préparée ; je donne mon souffle et les machines de ma voix ; ou seulement leur pouvoir, qui se concilie avec le silence.

  JE m’abandonne à l’adorable allure : lire, vivre où mènent les mots. Leur apparition est écrite. Leurs sonorités concertées. Leur ébranlement se compose, d’après une méditation antérieure, et ils se précipiteront en groupes magnifiques ou purs, dans la résonance. Même mes étonnements sont assurés : ils sont cachés d’avance et font partie du nombre.

  MU par l’écriture fatale, et si le mètre toujours futur enchaîne sans retour ma mémoire, je ressens chaque parole dans toute sa force, pour l’avoir indéfiniment attendue. Cette mesure qui me transporte et que je colore, me garde du vrai et du faux. Ni le doute ne me divise, ni la raison ne me travaille. Nul hasard, mais une chance extraordinaire se fortifie. Je trouve sans effort le langage de ce bonheur ; et je pense par artifice, une pensée toute certaine, merveilleusement prévoyante,aux lacunes calculées, sans ténèbres involontaires, dont le mouvement me commande et la qualité me comble : une pensée singulièrement achevée.

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Cf. L’   Simplement la poésie  Paul Valéry

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Vers une autre comédie ubuesque le 14 juillet 2022 ?

13 – 14 juillet  2021 publié le 16 juillet –mis en avant le 12 août 2021
– complété et  republié le  27 août 2021

 


                             Capture d’écran de TF1  14 juillet 2021

 

Du 12 juillet au 14 juillet 2021, les Français ont eu droit à l’Allocution mi-covid- mi- discours électoral du Père Ubu-Macron, puis au spectacle de la Mère Ubu-Macron sans le masque, ou avec, mais pour bécoter son entourage – oubliant  la distanciation sociale et l’obligation de se toucher seulement du coude [dans lequel -selon le Père Ubu-Macron- on pouvait éternuer ! ]

Pendant ce temps-là, les braves citoyens qui voulaient assister au défilé militaire, donc patriotique, du 14 juillet  2021, devaient présenter leur attestation vaccinale ou un test négatif, et porter un masque.
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Le 12 juillet 2021, dans son allocution,  on avait entendu avec quelle extrême sévérité, le Père Ubu-Macron ordonnait la vaccination obligatoire du personnel soignant.

Déjà, au début, il s’était contenté pour eux, d’une seule moitié de phrase :
 » Grâce à l’engagement exceptionnel de nos soignants » (…) pour finir par déclarer : « À partir du 15 septembre 2021, des contrôles seront opérés, et des sanctions seront prises » (contre eux).

Non seulement, le Père Ubu-Macron reniait « le sens du devoir des soignants », non seulement, il n’y aurait pas de revalorisation exceptionnelle des salaires, comme le demandaient tous les personnels et leurs syndicats , mais les soignants non vaccinés ne pourraient plus travailler et ne seraient pas rémunérés.

Le Père Ubu-Macron a déjà oublié  l’insuffisance des protections contre le virus  des médecins comme de tous les personnels soignants, durant les premiers mois de la pandémie, alors qu’ils accueillaient tous, courageusement, tous les malades.

Qu’a prévu le Père Ubu-Macron pour les malades qui seront sans personnel soignant ? Amnésique, hypocrite, injuste, il atteint encore  le sommet de l’absurdité (1).

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Poursuivant ses attaques envers les citoyens les plus dévoués, le  Père Ubu-Macron, qui s’était promu Chef des Armées en 2017, 
 avait exprimé le 13 juillet 2021, dans la traditionnelle réception en l’honneur des Armées, combien évidemment,  il désapprouvait la tribune des généraux et celle des militaires d’active (2), et combien il félicitait sa ministre des Armées et  son chef d’état-major des Armées de leurs rappels à l’ordre :

« Comprenons-nous bien (sic) : la liberté d’opinion est intégrale ( Ubu-Macron veut dire inégale) .
Mais la grandeur de leur condition ( il s’adresse à leurs supérieurs) est de se distinguer de leurs concitoyens en n’entrant dans le débat public que sous conditions (sic)
Dans notre démocratie, il n’est pas possible que des militaires, s’exprimant comme tels (sic), laissent penser que l’institution qu’ils servent puisse entrer dans le débat idéologique, dans l’enrôlement partisan, dans l’affrontement politique »(3) 

Ainsi, le Père Ubu-Macron a expliqué  aux militaires, qu’ils n’avaient pas le droit d’être Patriotes, juste le devoir d’être les valets de l’idéologie de son pouvoir personnel, c’est-à-dire de sa République-en-marche-vers- le- pouvoir – absolu – des plus riches en Europe, les meilleurs alliés du fascisme islamique (4) sur la planète.

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 Cf. par L’ingénue :
22 mars 2020  Quand M. Macron disait le 3 mars 2020 : « Nous sommes prêts»
 13 avril 2020   Le Père Ubu-Macron entre mensonge et absurdité 

Cf. par L’ingénue : 1er mai – 10 mai 2021  La patrie en danger – séance du 11 juillet 1792 – [séance du .. .. 2020- 21-22 ?] 
      27 mai 2021  La patrie en danger – « Notre armée est infiltrée »  

3  Cf. le Figaro N. Barotte 13.07.2021  Tribune de militaires : Macron refuse «l’enrôlement partisan» de l’armée   

4 le 11 septembre 2001,  deux avions piratés par des talibans du chef afghan d’Al-Qaïda, Ben Laden, [dont la famille était très proche du président Bush], éventraient les deux tours du Word Trade Center à New York . . . Et ce n’était qu’un début .  . .
           ♠ ina.fr  le film de la catastrophe
 France 2 /20 heures le journal avec Dominique Verdeilhan et Agnès Gardet  

       Vingt ans après, le 15 août 2021, les talibans après avoir réduit à néant l’armée afghane, ont envahi  le palais présidentiel de Kaboul, et clamé la victoire du fascisme islamique en se déclarant les nouveaux maîtres du pays. . . .

⇒  Ironie sanglante de l’Histoire
 Les talibans, en 1979, étaient les meilleurs alliés des États-Unis contre les troupes soviétiques, [ lesquelles, dans le cadre des accords de défense mutuelle qui liaient l’URSS à l’État afghan, répondaient à l’appel du parti communiste au pouvoir à Kaboul, menacé par leur rébellion armée ]
(  Cf. Wikipédia  Afghanistan )  . . .
L’actuel président des États-Unis d’Amérique, Joe Biden, a promis aux chefs talibans, que les derniers soldats américains seraient partis d’Afghanistan,
 le 11 septembre 2021 . . .  histoire de fêter avec les assassins, leur grand jour de gloire, dans le sang du peuple américain, au moment où la terreur et le désespoir  s’abattent sur le peuple afghan.

Cf. Le Point International 14.04.2021 / Source AFP :

Toutes les troupes américaines quitteront l’Afghanistan d’ici le 11 septembre

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Cf. par L’ingénue  20 juillet 2021 :
Ouvrons l’Encyclopédie de Diderot à la page Fanatisme

Le fanatisme religieux produit le fascisme en politique.

Lire ou relire  Détruire le fascisme islamique   Zineb /  Ring septembre 2016.

                      Zineb est sur la liste du Prix Nobel de la Paix 2021

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Ouvrons l’Encyclopédie de Diderot à la page Fanatisme

20 juillet 2021

                Il y a 270 ans paraissait  le  Premier Volume  de l’Encyclopédie !

 

Les extraits suivants sont tirés de l’article Fanatisme  (1) de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, qui fut une œuvre considérable, une véritable bataille encyclopédique (2) du Premier Volume paru  le 1er juillet 1751,  aux derniers Tomes VIII à XVII, parus  à la fin de 1765, et « distribués clandestinement aux souscripteurs au début de 1766 », sous le règne de Louis XV.

L’article Fanatisme rédigé par Alexandre Deleyre (1726-1796) (3) a été repris par Voltaire dans son Dictionnaire philosophique.

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                                                                                   FANATISME

p. 171
  « C’est un zèle aveugle et passionné, qui naît des opinions superstitieuses, et fait commettre des actions ridicules, injustes et cruelles, non seulement sans honte et sans remords, mais encore avec une sorte de joie et de consolation. Le Fanatisme n’est donc que la superstition (4) mise en action.[…]

p.175

   Enfin, de quelque part que vienne l’idée de satisfaire à la divinité par l’effusion du sang, il est certain, dès qu’il a commencé de couler sur les autels, il n’a pas été possible de l’arrêter ; et qu’après l’usage de l’expiation*, qui se faisait d’abord par le lait et par le vin, on en vint de l’immolation du bouc ou de la chèvre,  au sacrifice des enfants.
Il ne fallut qu’un exemple mal interprété, pour autoriser les horreurs les plus révoltantes.  […]


Il est affreux de voir comment
cette opinion d’apaiser le Ciel par le massacre, une fois introduite, s’est universellement répandue dans presque toutes sortes de religions, et combien on a multiplié les raisons de
ce sacrifice, afin que personne ne pût échapper au couteau. […]

p. 181

Mais voici le fanatisme qui, l’Alcoran (5) d’une main et le glaive de l’autre, marche à la conquête de l’Asie et de l’Afrique. C’est ici qu’on peut demander si Mahomet était un fanatique ou bien un imposteur (6)  ? Il fut d’abord un fanatique, et puis un imposteur.
Comme on voit parmi les gens destinés par état aux cultes des autels, les jeunes plus souvent enthousiastes, et les vieillards hypocrites, parce que le fanatisme est un égarement de l’imagination qui domine jusqu’à un certain âge, et l’hypocrisie une réflexion de l’intérêt, qui agit de sang-froid et avec des longues combinaisons. […]
Mahomet une fois désabusé, il lui coûta moins de soutenir son illusion par des mensonges, que d’avouer qu’il s’était égaré ; son génie ardent lui avait fait voir ce qui n’était pas, un Archange Gabriel, un prophète dans lui-même ; et quand il se fut assez rempli de son vertige pour le communiquer, il ne lui fut pas difficile d’entretenir dans les esprits un mouvement qui avait cessé dans le sien. […]

p. 184

Ainsi ne balancez pas à détester la fanatisme partout où vous le verrez, fût-il au milieu de vous.
Parcourez tous les ravages de ces fléaux sous les étendards du croissant, et voyez dès le commencement un Calife assurer l’Empire de l’ignorance et de la superstition, en brûlant tous les livres, comme inutiles, s’ils sont conformes au livre de Dieu, ou comme pernicieux, s’ils lui sont contraires : raisonnement trop politique pour être divin.
Bientôt un autre Calife contraindra les Chrétiens à la circoncision, tandis qu’un Empereur Chrétien force les Juifs à recevoir le baptême ; zèle d’autant plus blâmable dans celui-ci, qu’il professait une religion de grâce et de miséricorde
. […]

p.189

 En effet, lorsque la religion nous pousse à faire mourir les hommes pour l’amour de Dieu, et à les envoyer en enfer le plus tôt qu’il est possible, lorsqu’elle ne sert qu’à nous rendre enfants de la colère et de la cruauté, ce n’est plus une religion, mais une impiété.
Il vaudrait mieux qu’il n’y eût point de révélation, et que la nature humaine eût été abandonnée à la discrétion de ses penchants ordinaires, qui sont beaucoup plus doux et plus humains, beaucoup plus convenables au repos et au bonheur de la société, que de suivre les maximes d’une religion qui inspirerait une fureur si insensée, et qui travaillerait à  détruire le gouvernement de l’état et les fondements de la prospérité du genre humain. […]

p.194
«
Qu’est donc le fanatisme ?
C’est l’effet d’une fausse conscience qui abuse des choses sacrées, et qui asservit la religion aux caprices de l’imagination et aux dérèglements des passions. […]

Les sources particulières du fanatisme sont :

1/   Dans la nature des Dogmes.

S’ils sont contraires à la raison, ils renversent le jugement, et soumettent tout à l’imagination, dont l’abus est le plus grand de tous les maux. […]
Les dogmes obscurs engendrent la multiplicité des explications, et par celles-ci la division des sectes.

La vérité ne fait point de fanatiques. Elle est si claire qu’elle ne souffre guère de  contradiction ; si pénétrante, que les plus furieux ne peuvent rien diminuer de sa jouissance. Comme elle existe avant nous, elle se maintient sans nous et malgré nous par son évidence. Il ne suffit donc pas  de dire que l’erreur a ses martyrs ; car elle en a fait beaucoup plus que la vérité, puisque chaque secte et chaque école compte les siens.

2/   Dans l’atrocité de la morale.

Des hommes pour qui la vie est un état de danger et de tourment continuel, doivent ambitionner la mort, ou comme le terme, ou comme la récompense de leurs maux : mais quels ravages ne fera pas dans la société celui qui désire la mort, s’il joint aux motifs de la souffrir, des raisons de la donner ?
On peut donc appeler fanatiques tous les esprits outrés, qui interprètent les maximes de la religion à la lettre, et qui suivent la lettre à la rigueur ; ces Docteurs despotiques, ces Casuistes  impitoyables, qui désespèrent la nature, et qui après vous avoir arraché l’œil, et coupé la main, vous disent encore d’aimer parfaitement la chose qui vous tyrannise.

3/   Dans la confusion  des devoirs.

Quand des idées capricieuses sont devenues des préceptes, et que de légères omissions sont appelées de grands crimes, l’esprit qui succombe à la multiplicité de ses obligations ne sait plus auxquelles donner la préférence ; il viole les essentielles par respect pour les moindres ; il substitue la contemplation aux bonnes œuvres, et les sacrifices aux vertus sociales ; la superstition prend la place de la loi naturelle, et la peur du sacrilège conduit à l’homicide. […]
Dès qu’un zèle barbare a fait un devoir du crime, est-il rien d’inhumain qu’on ne tente ? Ajoutez à toute la férocité des passions, les craintes d’une conscience égarée, vous étoufferez bientôt les sentiments de la nature.
Un homme qui se méconnait lui-même au point de se traiter cruellement, et de faire consister l’esprit de pénitence dans la privation et l’horreur de ce qui a été fait pour l’homme, ne ramènera-t-il pas son père à coup de bâton dans le désert qu’il avait quitté ?
Un homme pour qui un assassinat est un coup de fortune éternelle, doutera-t-il un moment d’immoler celui qu’il appelle l’ennemi de Dieu et de son culte ? […] Que pensez-vous de cela ?

4/   Dans l’usage des peines diffamantes, parce que la perte de la réputation entraîne bien des maux réels. Les révolutions doivent être plus fréquentes ou les abus affreux, dans les pays où tombent ces foudres invisibles qui rendent un Prince odieux à tout son peuple. mais heureusement il n’y a que ceux qui n’en sont pas frappés, qui les craignent ; car un Monarque n’a pas toujours la faiblesse de subir le châtiment des esclaves pour redevenir Roi.

5/   Dans l’intolérance d’une religion à l’égard des autres, ou d’une secte entre plusieurs de la même religion, parce que toutes les mains s’arment contre l’ennemi commun. La neutralité même n’a plus lieu avec une puissance qui veut  dominer, et quiconque n’est pas pour elle, est contre elle. Or, quel trouble n’en doit-il pas résulter ? La paix ne peut devenir générale et solide que par la destruction du parti jaloux ; car si cette branche venait à ruiner toutes les autres, elle serait bientôt en guerre avec elle-même ; ainsi le qui vive (7) ne cessera qu’après elle.
L’intolérance qui prétend mettre fin à la division, doit l’augmenter nécessairement. Il suffit qu’on ordonne à tous les hommes de n’avoir qu’une façon de penser, dès-lors chacun devient enthousiaste de ses opinions, jusqu’à mourir pour leur défense.
Il s’ensuivrait de l’intolérance, qu’il n’y a point de religion faite pour tous les hommes ; car l’un n’admet pas de savant, l’autre point de Rois ; l’autre pas un riche ; celle-là rejette les enfants ; celle-ci les femmes ; telle condamne le mariage, et telle le célibat. […]


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6/   Dans la persécution. 

Elle naît essentiellement de l’intolérance. Si le zèle a fait quelquefois des persécuteurs, il faut avouer que la persécution a fait encore plus de zélateurs. À quel excès ne se portent pas ceux-ci, tantôt contre eux-mêmes, bravant les supplices ; tantôt contre leurs tyrans, prenant leurs places, et ne manquant jamais de raisons pour courir tour à tour au feu et au sang ?
Il courut dans les XIème siècle un fléau, miraculeux, selon le peuple, qu’on appela la maladie des ardents ; c’était une espèce de feu qui dévorait les entrailles.

Tel est le fanatisme, cette maladie de religion, qui porte à la tête, et dont les symptômes sont aussi différents que les caractères qu’elle attaque.
Dans un tempérament flegmatique, elle produit l’obstination qui fait les zélateurs ; dans un naturel bilieux, elle devient une frénésie qui fait les sicaires (8), nom particulier aux fanatiques d’un siècle, et qu’on peut étendre à toute l’espèce divisée en deux classes.

La première ne fait que prier et mourir ; la seconde veut régner et massacrer ; ou peut-être est-ce la même fureur qui, dans toutes les sectes, fait tour-à-tour des martyrs et des persécuteurs, selon le temps.  »

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1   Cf. Dans L’esprit de l’ Encyclopédie,  Fanatisme   pp.171-211.
ou choix des articles les plus curieux, les plus agréables, les plus piquants, les plus philosophiques de ce grand dictionnaire par Joseph de La Porte. 

2   Cf. XVIII ème siècle   DIDEROT  Collection Lagarde et Michard

Dans un article d’octobre 2018 :
Lycée : des nouveaux programmes sous influence réac

le journal Libération  – qui ne serait pas réac car juste « de gauche » !-  évoquait pour ces nouveaux programmes
des matières sensibles (histoire, français, sciences économiques et sociales) avec Viviane Youx,  une  » vision très chronologique de type  Lagarde et Michard » (sic !)  et Denis Paget y voyait aussi  « une hausse du niveau d’exigence (?) et une survalorisation de l’aspect chronologique  » (re sic) !

 

3  Cf. Alexandre Deleyre    (Wikipédia) 

4    Superstition :  Sentiment de vénération religieuse fondé sur la crainte ou l’ignorance, par lequel on est souvent porté à se former de faux devoirs, à redouter des chimères, et à mettre sa confiance dans des choses impuissantes.  Littré  pp. 6110-6111.

*   Expiation  : Cérémonie religieuse en vue d’apaiser la colère céleste. Littré p. 2332.

5    L’Alcoran  : Le livre qui contient la loi de Mahomet. Littré p.153.

6    Imposteur :  Celui qui impose, qui trompe  –
[Mahomet]  Imposteur à La Mecque, et prophète à Médine  /Voltaire fanatisme I 1   Littré p. 3128.

7    Qui – vive : Terme de guerre.  Cri d’une sentinelle, d’une patrouille, etc. qui entend du bruit, aperçoit une personne ou une troupe. Littré p.5163.

8     Sicaire : Assassin gagé. Littré p. 5889.

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